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  • Les Interventions de l'ISERL

    Journées d'études, colloques, conférences.
    Toutes les activités de l'ISERL

Par Dominique Avon, Rachid Benzine, Abdellatif Idrissi, Haoues Seniguer.

Dimanche 11 janvier 2015, le monde voit défiler plus de trois millions de manifestants en France, parmi lesquels une cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernement à Paris et des représentants religieux, notamment musulmans, juifs et chrétiens. A l’origine de ce mouvement exceptionnel, l’exécution d’une partie de l’équipe de rédaction de l’hebdomadaire Charlie-Hebdo, suivie de l’assassinat de policiers, puis de citoyens français de confession juive dans un commerce casher. La veille, 700 000 personnes ont participé à des marches silencieuses, pacifiques, dans les principales villes de France, en déployant de sobres pancartes : « Je suis Charlie », « Liberté », « Contre les fanatismes », « Contre le terrorisme », « Contre le racisme »…

Histoire, Monde et Cultures religieuses, n° 30, juin 2014

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Les articles proposés étudient le rôle des congrégations catholiques féminines dans l’entreprise missionnaire en Afrique et s’interrogent sur la place de celles-ci dans des sociétés africaines modernes. L’exemple des Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique (ou Sœurs Blanches) permet d’analyser les aspects généraux des dynamiques missionnaires : le partage des rôles entre les sexes lors de l’évangélisation de l’Afrique, l’exercice du pouvoir entre missionnaires étrangers et religieuses africaines, le changement des stratégies missionnaires ainsi que l’évolution des aspects économiques de la mission. Les approches croisent anthropologie et histoire et démontrent l’intérêt de faire des femmes missionnaires un sujet de recherche à part entière, pour comprendre les sociétés coloniales et postcoloniales, les rapports des sexes et des groupes identifiés à une appartenance raciale, les politiques sanitaires et éducatives, la professionnalisation des femmes, et aussi pour saisir sous cet angle les transformations des sociétés contemporaines et les formes prises par la globalisation.

 

Histoire, Monde et Cultures religieuses, n° 29, mars 2014

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Mis à part le terrible séisme de 2010, Haïti est pour la plupart d’entre nous associé au vodou, à la grande pauvreté, à l’incapacité à accéder durablement à la démocratie. Un retour à l’histoire est plus que jamais indispensable pour tenter de dépasser ces stéréotypes et comprendre sa société et sa culture. Tel est l’objectif de ce dossier qui croise les approches de l’histoire, de la sociologie, de l’anthropologie et des sciences politiques afin d’analyser les rapports des religions à l’État et à la politique. Il s’efforce d’inscrire cette lecture dans la durée, depuis l’accession à l’indépendance acquise dans la lutte, contre l’esclavage et la colonisation française, jusqu’au temps présent marqué par la dictature des Duvalier, son renversement et des essais de démocratie.

Si le catholicisme occupe une place importante et bénéficie d’un statut privilégié depuis 1860, il a partagé le champ religieux avec le vodou et il a dû se confronter à un protestantisme aux visages multiples, désormais en forte expansion dans sa version évangélique, et composer avec une franc-maçonnerie déiste, influente parmi les élites. Cette histoire mouvementée éclaire les difficultés rencontrées pour faire surgir aujourd’hui un espace public démocratique, pacifié, autonome vis-à-vis de forces religieuses concurrentes qui n’ont pas renoncé à imposer leurs valeurs, leurs idéaux et leurs intérêts.

 

Histoire, Monde et Cultures religieuses, n° 28, décembre 2013

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Les bouleversements qui ont touché une partie du monde arabe incitent à dépasser des discours qui insistent sur une exception musulmane caractérisée par l’immobilisme des croyants et des adhésions religieuses. De cette exigence est issu le projet de constituer un dossier initialement intitulé « Sortir d’une religion : le cas de l’islam ». Mais une rencontre scientifique, organisée à Tunis en avril 2013 avec l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain de Tunis, a conduit à une approche plus équilibrée dont témoigne le titre finalement retenu. La qualification de « sortie » de l’islam ne rendait pas compte d’expériences où les intéressés continuent à se vouloir solidaires de leur communauté croyante d’origine. La focalisation exclusive sur les cas de conversion hors de l’islam, généralement au profit du protestantisme évangélique, risque par ailleurs de faire passer au second plan la circulation des croyants au sein même de l’islam, notamment entre sunnisme et chiisme.

Les croyants bougent, en islam comme dans les autres religions. Il est temps de dépasser le procès d’un islam virtuel qui serait irréconciliable avec la liberté religieuse et d’observer comment les choses se passent sur le terrain, au sein de sociétés, en majorité musulmanes. .

 

IMG 0005Le 1er décembre prochain se tiendra à l'université de Lyon, une journée d'étude sur ce thème du patrimoine religieux en question, désacralisation, requalification, réappropriation. Organisée par Claude Faltrauer, Philippe Martin et Lionel Obadia pour le compte de l'ISERL (Institut supérieur de Recherche et d'Etude sur la Laïcité), cette journée a pour but de faire un état des lieux du rapport au patrimoine religieux aujourd'hui face la baisse de la pratique religieuse. Occasion également d'un point juridique, laïc et religieux, sur le patrimoine cultuel, ce colloque a aussi pour but de questionner sur les relations qu'entretiennent le monde du patrimoine religieux avec la culture dans un sens plus large et le tourisme. Cette approche transdisciplinaire permet également un état des lieux de la question de la réappropriation ou du devenir de ce patrimoine cultuel.
Cette journée d'étude est ouverte à tous gratuitement. Les interventions se dérouleront dans la salle de prestige Boris STARK située 15 quai Claude Bernard à Lyon.

Les interventions en Podcast :

Affiche conf-23Mars2012

Penser le compromis en contextes islamiques. La construction politique de la « différence » (Ihktilâf).
Mohamed Nachi

 Il s’agira, entre autres, de discuter et de rendre explicites les conditions qui doivent être réunies pour que les sociétés islamiques se modernisent tout en restant fidèles à leurs héritages (turâth) et traditions, à leurs cultures et valeurs morales, c’est-à-dire en somme à construire des compromis viables entre leurs traditions et les exigences de la modernité avancée.

Élaborer des compromis peut être aussi une manière de congédier certains vieux démons qui guettent toute société : intransigeance des visions littéraliste et absolutiste des textes sacrés, refus de l’altérité, rejet de la différence et du pluralisme, etc. Dans cette perspective, penser le compromis relève d’un véritable défi, car c’est, sans doute, autour du renoncement à tout Absolu religieux et du respect d’un pluralisme actif favorisant le développement des processus de démocratisation que se sont cristallisés avec le plus de vigueur bon nombre de tensions dont l’apaisement passe justement par l’invention des figures de compromis ; ce que l’on propose d’appeler construction politique de la différence (Ikhtilâf).

C’est  en définitive le compromis comme renonciation à la « solution parfaite » et comme  rempart contre les formes d’extrémismes et la violence qu’il faut en faire un élément constitutif du vivre-ensemble. Un tel compromis devrait être perçu comme une  promesse plutôt que comme  une  compromission.

Les  soulèvements  des  peuples  arabes  et  les  processus  de démocratisation en cours confèrent à cette exigence de penser le compromis comme une grande actualité.

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